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Plantes invasives
Les espèces végétales invasives sont des espèces d’origine étrangère introduite volontairement ou non par l’homme dont la prolifération induit des perturbations d’ordre écologique, voire économique et/ou sanitaire.
Les plantes invasives sont des plantes naturalisées qui produisent une progéniture souvent très importante, à de grandes distances des plants parents et peuvent donc potentiellement se propager sur une aire considérable.
Ces invasions biologiques sont désormais considérées à l’échelle mondiale comme la deuxième cause d’extinction d’espèces et d’appauvrissement de la diversité biologique, juste après la destruction des habitats naturels.
Si les espèces exotiques introduites volontairement ou fortuitement et aujourd’hui complètement naturalisées sont souvent les bienvenues sur notre territoire, certaines d’entre elles en proliférant sur les milieux naturels y produisent de graves nuisances (perte de la biodiversité, modification des écosystèmes).
L’introduction de nouvelles espèces peut être :
- volontaire par l’horticulture, le jardinage, l’aquariophilie..
- involontaire par contamination des produits agricoles, semences ou liées aux moyens de transport (avions, trains, automobiles…)
è Plantes invasives avérées : plantes non indigènes montrant un caractère invasif avéré sur le territoire considéré, c'est-à-dire ayant une dynamique d’extension rapide dans son territoire d’introduction et formant localement des populations denses (par reproduction sexuée ou multiplication végétative).
Espèces concernées sur le site dunaire de Gâvres – Quiberon : Sénéçon en arbre (Baccharis haimifolia), Herbe de la pampa (Cortaderia selloana), renouée du japon (Reynoutria japonica), Renouée de Sakkhaline (Renoutria sacchalinensis)
(A suivre : Griffe de sorcière, Carprobotus edulis).
Plantes invasives potentielles : plantes non indigènes ne présentant pas actuellement un caractère invasif avéré dans le territoire considéré mais dont la dynamique dans des régions limitrophes ou climaciquement proches laisse penser qu’elle risque néanmoins de devenir à plus ou moins long terme une invasive avérée.
Espèces concernées sur le site dunaire de Gâvres – Quiberon : Vergerette à fleurs nombreuses (Conyza floribunda), Vergerette de Sumatra (Conyza sumatrensis).
è Plantes à surveiller : plante non indigène ne présentant pas actuellement de caractère invasif avéré sur le territoire considéré, sur les milieux naturels ou semi-naturels mais dont la possibilité de développer un caractère invasif dans les milieux naturels et semi naturels n’est pas totalement écartée.
Espèces concernées sur le site dunaire de Gâvres – Quiberon : Eleagnus angustifolia, Vergerette du Canada (Conyza canadensis), onagre bisanuelle (Oenothera biennis).
è Autres espèces végétales à surveiller pouvant potentiellement envahir les milieux naturels : Anthémis fétide (Anthemis cotula), Cinéraire maritime (Senecio cineraria), Yucca, Cotoneaster, Pyracchanta, Renouée d’Aubert (Fallopia aubertii), Radis ravenelle (Raphanus raphanistrum).
Espèces envahissantes : espèce indigène qui prolifère excessivement dans certaines conditions. Un entretien du milieu permet de lutter efficacement contre l’expansion excessive de la plante, ce qui n’est plus possible pour les plantes invasives.
Biologie des plantes invasives
- Reproduction sexuée et/ou végétative très performante
- Propagation souvent favorisée par les activités humaines
- Période de latence de plusieurs décennies entre l’introduction de l’espèce et sa prolifération
Les nuisances
n Sur l’environnement
La prolifération de plantes invasives entraîne le plus souvent une diminution de la biodiversité végétale. En effet, les espèces invasives sont très compétitives, ce qui leur permet d’éliminer des espèces moins agressives.
n Sur la santé
Certaines plantes invasives comme l’Ambroisie peut provoquer le rhume des foins (chez 6 à 12 % des habitants de la Région Rhône Alpes)
n Sur les pratiques humaines
Certaines espèces invasives comme la Jussie qui envahit les cours d’eau peut faire obstacle à la chasse, la pêche, l’élevage et la gestion de l’eau.
n Sur l’agriculture
Certaines espèces invasives concurrencent les espèces cultivées pour les ressources en eau et en nutriments et diminuent donc les rendements et la qualité des cultures, interfèrent avec les opérations de récolte et réduisent la valeur de la terre.
Les moyens de gestion
Des campagnes d’arrachage de certaines plantes invasives permettent de contenir l’expansion et ainsi de préserver certains secteurs. L’arrachage est cependant extrêmement fastidieux et pas toujours efficace en termes de contrôle d’une invasion.
La difficulté et les moyens financiers nécessaires pour lutter contre les plantes invasives sont tels qu’il est indispensable de privilégier des actions de prévention.
Une réglementation concernant certaines espèces invasives est en cours d’élaboration.
Sur la commune de Saint Pierre Quiberon
Présence de Baccharis halimifolia, d’herbes de la pampa, de griffes de sorcière, de Yuccas et de cinéraires.
Les pieds que l’on trouve sur la côte sauvage viennent des jardins alentours ou de déchets verts laissés en milieux naturels.
Des opérations d’arrachage sont menées régulièrement par Yaouenn Sabot, le garde du littoral, de manière à contrôler l’invasion des milieux naturels par ces espèces.
Il intervient sur les terrains du conservatoire du littoral. Certaines parcelles privées sont envahies mais il faut l’accord des propriétaires.
La prolifération de ces plantes peut conduire à une banalisation de la végétation et à une disparition de la flore originelle (avec donc une perte de biodiversité).
Cas de la cinéraire maritime :
La cinéraire maritime est très présente sur la dune sur le secteur de Penthièvre. A terme, un peuplement mono spécifique de cinéraires risque de se développer.
De manière à contrôler son invasion et à conserver une dune à Oyats caractéristique de nos côtes, des opérations d’arrachage sont nécessaires.
Ces travaux vont être réalisés par l’équipe de gardes côtiers du syndicat Mixte Grand Site Gâvres Quiberon/ Life Nature.
La lutte contre les espèces végétales invasives est l’affaire de tous.
L’invasion est encore contrôlable.
Le combat contre ces espèces ne pourra être gagné que si chacun se mobilise !
Si vous avez des pieds de cinéraires dans vos jardins, arrachez les avant qu’ils ne fleurissent pour éviter toute dispersion des graines.
Plus de renseignements
http://www.site-gavres-quiberon.fr
ci contre :la cinéraire maritime.
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