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  Jeudi 09 septembre
 
  10/09/2010
  Réunion publique : Kéridenvel, Kergroix, Kervihan, Kerboulevin
 
  11/09/2010
  Théâtre au centre culturel
 
   
 
 
 
 
 
   
 
  Environnement / Plantes invasives
   
   
 
le Baccharis



Tout le monde remarque et connaît ce « joli » petit arbuste à la forme arrondie dont les milliards de graines blanches duveteuses o­ndulent à la moindre brise à cette saison. On en voit de plus en plus dans toutes les zones humides ou un peu humides où les baccharis remplacent peu à peu les roseaux, les joncs, les prêles, comme o­n peut le voir dans la zone marécageuse située au fond de la baie de Plouharnel entre la route et la voie ferrée. Cet arbuste, importé d’Amérique à la fin des années 1700 est très envahissant et aucun animal domestique européen n’accepte de le brouter, aucun animal sauvage ne vient s’abriter dans ces buissons inconnus pour eux. Il prend peu à peu la place des autres végétaux qui poussent naturellement dans les zones humides et nos roselières risquent d’être remplacées par des « bacchariselières », ce qui détruirait la diversité végétale des zones humides ainsi qu’une partie de la vie animale. A part les petites graines blanches duveteuses, o­n peut reconnaître cet arbuste à sa taille d’environ 1,50 m à 2 m (pouvant atteindre jusqu’à 5 m), sa forme arrondie et ses feuilles vertes, assez épaisses et légèrement rugueuses au toucher, plus pâles en dessous, en forme de losange allongé dont la partie supérieure est dentée et à ses rameaux très cassants. Sa période de floraison se situe d’août à novembre.

Cet arbuste a été déclaré « peste végétale » au niveau de l’Europe à cause de son grand pouvoir invasif. O­n doit l’arracher pour éviter qu’il n’occupe tous les espaces humides.
En ce moment, la commune fait arracher tous ceux qui se trouvent sur le domaine public mais cela sera peu utile, si les particuliers n’en font pas autant sur leurs propriétés. L’arrachage n’est semble-t-il pas trop difficile à effectuer. Merci de nous aider à lutter contre cette « peste végétale ».
 

Sur le Grand Site Gâvres – Quiberon, il est présent sur l'ensemble de ce territoire : aussi bien en bordure de petite mer de Gâvres, que dans les dépressions arrière dunaires de Plouhinec, Erdeven et Plouharnel, ils prolifèrent sur les rives de la baie de Plouharnel et est même présent sur les pelouses de la côte sauvage de la presqu'île de Quiberon. o­n le trouve également dans la haie autour du plan d‘eau d'Etel.

Le Baccharis….


Arbuste pouvant atteindre 5 m de hauteur.


Feuilles un peu épaisses, plus pâles en dessous, losangiques de 1 à 5 dents de chaque côté

 

Fleurs blanchâtres groupées en inflorescence terminale, fruits côtelés à aigrette blanc neige très voyante, dispersés par le vent (comparables à ceux du pissenlit).

Floraison et fructification d'août à novembre.

 

Quels problèmes posent les Baccharis ?

Fermeture des paysages

Les Baccharis forment des fourrés très denses. Le paysage se ferme, devient monotone. L'intérêt esthétique et touristique des secteurs envahis par les Baccharis diminue donc. Les paysages typiques, appréciés de tous, disparaissent pour ne laisser que de grandes étendues de Baccharis.

Banalisation de la végétation

Les espèces originellement présentes disparaissent, supplantées par les Baccharis. C'est donc toute la diversité écologique qui peu à peu décroît.

 

Quels sont les moyens de lutte contre les Baccharis ?

Des stations d'orchidées rares (comme la Spiranthe d'été ou le Liparis de Loesel protégés au niveau européen), peuvent disparaître étouffées par les baccharis.

Les Baccharis sont extrêmement résistants aux techniques de lutte mécanique (broyage, arrachage sans désouchage). C'est l'ensemble du système racinaire des arbustes qui doit être arraché, si tel n'est pas le cas, le Baccharis rejette.

Compte tenu de la localisation des Baccharis en milieux naturels sensibles, il n'est pas question de mettre en œuvre une lutte chimique.

Seul l'arrachage manuel des très jeunes pousses avec leurs racines est efficace.

Le désouchage et l'élimination de la plus grande partie du système racinaire des arbustes les plus développés peuvent aussi être effectués.

Une coupe régulière de la base des pieds de Baccharis est très efficace. La souche finit par mourir.

Tout ceci est à effectuer impérativement en hiver (hors période de floraison pour éviter la dissémination)

Une fois arrachés, les Baccharis doivent être brûlés, dans le respect de la réglementation en vigueur, afin d'éviter toute dissémination des graines lors d'un éventuel transport en déchetterie.

 

Que pouvez faire pour lutter contre la prolifération des Baccharis?

- NE PLUS EN PLANTER !
- L'ARRACHER DANS VOS JARDINS (à proscrire au moment de la floraison afin d'éviter les risques de dissémination des graines) ou le COUPER REGULIEREMENT A LA BASE AFIN D'EPUISER LA SOUCHE.
- LE REMPLACER PAR DES ESSENCES LOCALES (Tamaris, Atriplex, Elaeagnus par ex.)
- SENSIBILISER VOS VOISINS, VOS AMIS… !

 

D'autres actions à mettre en place :
- Arrachage et arrêt de l'utilisation des Baccharis dans les espaces publics par les services municipaux, les communes
- Arrêt de l'utilisation des Baccharis dans les programmes d‘aménagement d'espaces verts de lotissements, résidences… (Plouhinec…)
- Interdiction de plantations prise dans les règlements des PLU de chaque commune (Quiberon et St Pierre Quiberon)
- Arrêté municipal interdisant la plantation de Baccharis (Erdeven et Plouharnel)
- Contrôle des populations existantes : arrachage, désouchage…
- Campagne d'information auprès des paysagistes et pépiniéristes

Contact : SIVU Grand Site
Gâvres - Quiberon
NATURA 2000



 


L'Aculops Fuschsiae



Originaire d'Amérique du Sud, c'est un acarien nuisible qui appartient à la famille des Eriophydés, responsable des galles du fuchsia. Les services de la DirectionGénérale de l'Agriculture et de la Forêt o­nt constaté la présence de symptômes dus à cet acarien qui est classé comme un organisme nuisible.(arrêté du 10 mai 2004.)
Cet acarien vit et se reproduit dans les plis atteints par les galles qu'il provoque par ses piqûres. Il attaque les plantes qui sont en croissance, ceci provoque une rouille et une déformation des feuilles, des excroissances (galles) s'enflent de manière difforme, se gonflent et deviennent souvent rouges.
La dissémination
se fait très facilement par les transports de végétaux infestés le vent les oiseaux, les abeilles les boutures et les jeunes plants. Le fuchsia contaminé doit être détruit par le feu. Le propriétaire de plants assure une surveillance et en cas d'apparitions de symptômes, informe immédiatement la DRAF-SRPV ( 02 .99 .87. 45 .53.).

 


Destruction des plantes envahissantes



Plantes envahissantes et Intervention des gardes du littoral


Les 3 gardes du syndicat mixte grand site Gâvres Quiberon, Gaëlle Jaffré (Plouhinec et Gâvres) David Staskewitsch (Etel, Erdeven et Plouharnel) et Yaouenn Sabot (Saint-Pierre et Quiberon) sont intervenus sur la côte sauvage, pour couper de l'herbe de la pampa, des cinéraires maritimes, conysia ou renouées, toutes ces plantes invasives qui menacent la biodiversité de la dune.

Cette intervention des trois gardes du littoral est possible grâce à la mutualisation au sein du syndicat Mixte et s'inscrit dans les actions du Life Nature Gâvres – Quiberon mis en place par l’Union européenne pour appuyer sa politique environnementale depuis 1992.

 

640 M€ o­nt, depuis, été débloqués. En 2006, 228 projets souhaitant être subventionnés o­nt été soumis à la Commission européenne, 61 o­nt été retenus. Parmi eux : « le maintien de la biodiversité littorale sur le site Gâvres-Quiberon», classé 2e projet français. Gaëlle Jaffré, David Staskewitsch et Yaouenn Sabot o­nt donc travaillé ensemble sur la dune afin d’arracher des espèces invasives.

Les plantes envahissantes en France peuvent être classées selon les critères retenus par le Conservatoire Botanique National. L’introduction en France de plantes dans différents écosystèmes s’est accélérée depuis quelques années certainement dues à la multiplication des échanges entre les pays.

« De nombreuses études démontrent que la présence d’espèces invasives dans les différents milieux entraîne une perte de la diversité biologique et peut avoir des conséquences économiques et sanitaires explique Yaouenn Sabot. En provoquant une modification de la composition des écosystèmes, les espèces envahissantes peuvent progressivement entraîner la disparition des espèces indigènes. Le risque existe également en termes de banalisation des paysages et de bouleversement des écosystèmes qui peuvent perturber, profondément, voire détruire les habitats. Sur notre secteur, il y a bien sur le baccharis mais aussi l’herbe de la pampa, ces grands plumeaux que l’on retrouve dans de nombreux jardins. o­n compte également la cinéraire maritime pourtant encore très vendue en jardinerie, le conysia, les griffes de sorcières et dernièrement nous faisons face à l’arrivée de la très envahissante renouée. »

Les trois gardes du littoral sont bien conscients que c’est le plus souvent par ignorance que les particuliers, mais aussi les mairies plantent ces espèces dans nos régions. Si le travail d’arrachage est très fastidieux et long, ils comptent surtout beaucoup sur l’éducation de la population et l’aide des professionnels pour que ces espèces ne soient plus commercialisées. « La prolifération se fait très rapidement, ajoute Yaouenn Sabot. Il suffit qu’un particulier ramène un plant d’un voyage et l’invasion peut commencer si la plante peut s’adapter. Il faut donc être très prudent avec les variétés exotiques. »



 


Suite Plantes invasives



Plantes invasives
Les espèces végétales invasives sont des espèces d’origine étrangère introduite volontairement ou non par l’homme dont la prolifération induit des perturbations d’ordre écologique, voire économique et/ou sanitaire.

Les plantes invasives sont des plantes naturalisées qui produisent une progéniture souvent très importante, à de grandes distances des plants parents et peuvent donc potentiellement se propager sur une aire considérable.

Ces invasions biologiques sont désormais considérées à l’échelle mondiale comme la deuxième cause d’extinction d’espèces et d’appauvrissement de la diversité biologique, juste après la destruction des habitats naturels.

Si les espèces exotiques introduites volontairement ou fortuitement et aujourd’hui complètement naturalisées sont souvent les bienvenues sur notre territoire, certaines d’entre elles en proliférant sur les milieux naturels y produisent de graves nuisances (perte de la biodiversité, modification des écosystèmes).

L’introduction de nouvelles espèces peut être :

- volontaire par l’horticulture, le jardinage, l’aquariophilie..

- involontaire par contamination des produits agricoles, semences ou liées aux moyens de transport (avions, trains, automobiles…)

è Plantes invasives avérées : plantes non indigènes montrant un caractère invasif avéré sur le territoire considéré, c'est-à-dire ayant une dynamique d’extension rapide dans son territoire d’introduction et formant localement des populations denses (par reproduction sexuée ou multiplication végétative).


Espèces concernées sur le site dunaire de Gâvres – Quiberon
: Sénéçon en arbre (Baccharis haimifolia), Herbe de la pampa (Cortaderia selloana), renouée du japon (Reynoutria japonica), Renouée de Sakkhaline (Renoutria sacchalinensis)

(A suivre : Griffe de sorcière, Carprobotus edulis).

Plantes invasives potentielles : plantes non indigènes ne présentant pas actuellement un caractère invasif avéré dans le territoire considéré mais dont la dynamique dans des régions limitrophes ou climaciquement proches laisse penser qu’elle risque néanmoins de devenir à plus ou moins long terme une invasive avérée.


Espèces concernées sur le site dunaire de Gâvres – Quiberon
: Vergerette à fleurs nombreuses (Conyza floribunda), Vergerette de Sumatra (Conyza sumatrensis).


è
Plantes à surveiller : plante non indigène ne présentant pas actuellement de caractère invasif avéré sur le territoire considéré, sur les milieux naturels ou semi-naturels mais dont la possibilité de développer un caractère invasif dans les milieux naturels et semi naturels n’est pas totalement écartée.

Espèces concernées sur le site dunaire de Gâvres – Quiberon : Eleagnus angustifolia, Vergerette du Canada (Conyza canadensis), o­nagre bisanuelle (Oenothera biennis).


è
Autres espèces végétales à surveiller pouvant potentiellement envahir les milieux naturels : Anthémis fétide (Anthemis cotula), Cinéraire maritime (Senecio cineraria), Yucca, Cotoneaster, Pyracchanta, Renouée d’Aubert (Fallopia aubertii), Radis ravenelle (Raphanus raphanistrum).


Espèces envahissantes
: espèce indigène qui prolifère excessivement dans certaines conditions. Un entretien du milieu permet de lutter efficacement contre l’expansion excessive de la plante, ce qui n’est plus possible pour les plantes invasives.


Biologie des plantes invasives

  • Reproduction sexuée et/ou végétative très performante
  • Propagation souvent favorisée par les activités humaines
  • Période de latence de plusieurs décennies entre l’introduction de l’espèce et sa prolifération

Les nuisances

n Sur l’environnement

La prolifération de plantes invasives entraîne le plus souvent une diminution de la biodiversité végétale. En effet, les espèces invasives sont très compétitives, ce qui leur permet d’éliminer des espèces moins agressives.

n Sur la santé

Certaines plantes invasives comme l’Ambroisie peut provoquer le rhume des foins (chez 6 à 12 % des habitants de la Région Rhône Alpes)

n Sur les pratiques humaines

Certaines espèces invasives comme la Jussie qui envahit les cours d’eau peut faire obstacle à la chasse, la pêche, l’élevage et la gestion de l’eau.

n Sur l’agriculture

Certaines espèces invasives concurrencent les espèces cultivées pour les ressources en eau et en nutriments et diminuent donc les rendements et la qualité des cultures, interfèrent avec les opérations de récolte et réduisent la valeur de la terre.


Les moyens de gestion

Des campagnes d’arrachage de certaines plantes invasives permettent de contenir l’expansion et ainsi de préserver certains secteurs. L’arrachage est cependant extrêmement fastidieux et pas toujours efficace en termes de contrôle d’une invasion.

La difficulté et les moyens financiers nécessaires pour lutter contre les plantes invasives sont tels qu’il est indispensable de privilégier des actions de prévention.

Une réglementation concernant certaines espèces invasives est en cours d’élaboration.


Sur la commune de Saint Pierre Quiberon

Présence de Baccharis halimifolia, d’herbes de la pampa, de griffes de sorcière, de Yuccas et de cinéraires.

Les pieds que l’on trouve sur la côte sauvage viennent des jardins alentours ou de déchets verts laissés en milieux naturels.

Des opérations d’arrachage sont menées régulièrement par Yaouenn Sabot, le garde du littoral, de manière à contrôler l’invasion des milieux naturels par ces espèces.

Il intervient sur les terrains du conservatoire du littoral. Certaines parcelles privées sont envahies mais il faut l’accord des propriétaires.

La prolifération de ces plantes peut conduire à une banalisation de la végétation et à une disparition de la flore originelle (avec donc une perte de biodiversité).


Cas de la cinéraire maritime
:

La cinéraire maritime est très présente sur la dune sur le secteur de Penthièvre. A terme, un peuplement mono spécifique de cinéraires risque de se développer.

De manière à contrôler son invasion et à conserver une dune à Oyats caractéristique de nos côtes, des opérations d’arrachage sont nécessaires.

Ces travaux vont être réalisés par l’équipe de gardes côtiers du syndicat Mixte Grand Site Gâvres Quiberon/ Life Nature.

La lutte contre les espèces végétales invasives est l’affaire de tous.

L’invasion est encore contrôlable.

Le combat contre ces espèces ne pourra être gagné que si chacun se mobilise !

Si vous avez des pieds de cinéraires dans vos jardins, arrachez les avant qu’ils ne fleurissent pour éviter toute dispersion des graines.
Plus de renseignements
http://www.site-gavres-quiberon.fr



ci contre :la cinéraire maritime.
 
 



 
>> document plantes invasives



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